[Anthropologie Pokémon] La xénophobie : Idée reçue ou réalité ?
Damon - 22 mai 2013 à 16:40


Dans l'univers Pokémon, un problème se soulève de part son évidence mais n'est pourtant jamais évoqué : Il y a très peu d'étrangers. En effet, si on peut contre-argumenter en disant que quelques personnalités ont des rôles majeurs, surtout dans les arènes, on remarque quand même que la culture reste très Poképolite, l'amour des Pokémon est une priorité. Pourquoi en est-il ainsi ? Peut-on parler de xénophobie Pokémon ? Je vais tenter de donner quelques réponses...
Tout d'abord, il faut savoir que l'univers Pokémon, que j'appellerai Poképolis, (Un nom qui vient d'une fanfiction de Domino, c'est un gars de Pokébip certes, mais le nom sonne bien) est composé de 6 régions : Kanto, Johto, Hoenn, Sinnoh, Unys et Kalos que je n'ai jamais visité.
Les deux premières sont collées l'une à l'autre, c'est pour cela qu'on évoque parfois le nom de ''Kanjoh'' pour parler de celle-ci. En tout point, ces deux régions se ressemblent beaucoup, elles possèdent par ailleurs le même Conseil des 4. parmi les personnalités influentes de ces régions, seules deux le sont : Pierre et le Major Bob. Et bien qu'ils aient un rôle majeur à Kanto, ce dernier leur a été confié de part la maîtrise qu'ils ont du type de Pokémon dans lequel ils sont spécialisés. Un rôle donné après une grande guerre qui, bien qu'officieuse, paraît évidente. C'est donc par un manque de dresseurs et d'une sélection qui ne dépendait que de la puissance que tous deux ont pu acquérir leur place. Si destructrice fut-elle, cette fameuse guerre ne semble pas avoir affecté la région voisine. En effet, nous pouvons remarquer deux choses concernant les champions d'arènes de Johto : Aucun d'entre eux ne semble venir d'une région étrangère à Poképolis, et qui plus est, ils sont beaucoup moins puissants qu'à Kanto. Constat qui se confirme quand on voit le faible taux de délits ou de crimes à Johto comparé à sa voisine. Les Loubards et les Motards y sont inexistants, et les Pillards n'interviennent que pendant une attaque de la Team Rocket faible en conséquences comparé à celle qui avait eu lieu à Kanto 3 ans auparavant. Plus encore, en tentant de discuter avec quelques habitants de Kanto, j'ai pu remarquer que beaucoup avaient une réaction très hostile avec moi, me provoquant parfois dans un combat Pokémon, chose plutôt compréhensible dans un pays touché par une guerre.
Hoenn est un cas assez unique : Aucun problème économique ou social, mais plutôt géographique. Dans tout mon périple, je n'ai guère croisé une seule personne étrangère à la région, ni même d'autres régions de Poképolis, mais il faut dire que l'accès à Hoenn n'est possible qu'en avion ou en bateau. Bien entendu, l'économie du pays repose sur l'import-export, la ville portuaire de Poivressel possède d'ailleurs le plus grand marché du pays. L'accueil d'étrangers se fait ainsi sans problème, au point qu'un vieil homme bien aimable appelé M. Marco m'a rendu un bien grand service en m'amenant de la Route 104 à Poivressel tout en faisant escale au Village Myokara et ce, de manière tout à fait désintéressée. C'est dire la générosité dont le hoennais peut faire preuve ! Ceci s'explique par le fait que la région est assez touristique, beaucoup de lieux phares sont à la disposition du touriste comme les sources chaudes de Vermilava, Pacifiville, une ville assez unique en son genre, ou la ville de Nénucrique avec son immense hôtel, son centre commercial et la visite du Mont Mémoria.